Les Alwati sont un groupe traditionnel comtois créé à La Loye en 1979 à la demande de jeunes collégiennes du village. On apprend des danses de Bretagne, d’Israël ou de Grèce, mais pas de Franche-Comté par manque de supports sonores. Mais peu à peu quelques airs comtois sont mis sur bandes magnétiques. L’émission FR3 tournée au village en novembre 1986 provoque l’appel à des instrumentistes et des chanteurs. Début 1987, des artisans demandent à entrer dans le groupe pour carder et filer. La structure du groupe est ainsi donnée.
Mais devant les difficultés à retrouver les danses comtoises comme les gestes des artisans, l’idée vient d’enregistrer et de filmer. Deux cassettes sortiront en 1991 et 93, avant une série de quatre CD sur les chants et danses et un DVD sur les métiers traditionnels. Par ailleurs, un livre de 80 recettes de gaudes est publié avec succès, ainsi que des articles dans différentes revues sur des sujets variés. Après 30 ans, les mille sorties sont dépassées et un 5° CD de danses comtoises est en préparation.
Pour résumer ce parcours et aider ceux qui voudraient continuer, le site alwati.com est créé en 2010.
Dans le répertoire des Alwati est une chanson qui intéresse tout particulièrement Cancoillottefolk: c’est La cancoillotte.
Paroles et musique de Jean Javey (1900-1957) en 1927, à Vesoul, adaptée et arrangée en 2005 par Jean Sarrazin.
En voici un extrait en écoute:
Et voilà les paroles :
C’est la can, la cancoillotte,
Le mets de notre pays.
Son odeur nous ravigote,
Son aspect ragaillardit.
Ça vous colle les quenottes,
Chaque comtois vous dira :
Rien au monde ne décoll’ra
La cancoillotte.
Quel est dans notre pays
Le mets le plus favori
Qui rallie tous les suffrages
Parmi les meilleurs fromages ?
Chaque province se pique
De garder un plat unique,
Du pays spécialité,
Qu’a-t-on donc en Franche Comté ?
Chaque femme du canton
Vous dira que le metton
Servant à sa confection
Doit pourrir sous l’édredon.
Et quand l’homme revient des champs,
De fatigue trébuchant,
A cent mètres de la porte,
Que sent-il qui l’réconforte ?
Nous prenons un beau croûton,
Frotté d’ail que nous beurrons,
Et dessus avec onction,
Qu’est-ce donc que nous étendons ? Hm !
Et quand l’homme est bien repu,
Les mouches ne vous gênent plus,
Sous votr’haleine elles tombent
D’où provient cette hécatombe ?
L’syndicat d’initiative
Vante la beauté de nos rives
De nos sites et coins plaisants
Qu’oublie-t-il de plus tentant ?
Et lorsqu’on veut consoler
Un Comtois trop exilé
Le voyage peut être long
Dans une boite qu’expédie-t-on ?
Pour en savoir plus sur cette chanson et sur Jean Javey, allez voir ici