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Episode 1

Le folk, c’est quoi, au juste?

 

D’abord , folk est une appellation insatisfaisante. Elle entretient la confusion avec « folklorique » et tout ce que ce terme véhicule de caricatural : ne dit-on pas, pour quelque chose de pittoresque, amusant, bizarre, qu’il est folklorique.
Même si le lien entre les deux est évident, la différence est fondamentale. La pratique folklorique a pour objectif la mise en scène, avec costumes et chorégraphies plus ou moins spectaculaires. Elle est vieille de plus d’un siècle. On en reparlera plus loin.
Le folk, quant à lui, ne recherche pas l’exhibition, mais le simple plaisir de la danse « sans tambours ni trompettes ».
Attention ! Nous ne sommes pas en train de porter de jugement de valeur : le folk n’existerait pas aujourd’hui si le folklore ne l’avait pas précédé… le folk doit (presque) tout au folklore.

Le folk transmet la danse par enseignement et s’entretient et se répand par les « bals folk » . On y pratique

  • des danses traditionnelles : bourrées du Berry, d’Auvergne, du Morvan, rondeaux des Landes, rondes et chaînes bretonnes,… toutes danses des anciennes provinces de France, plus ou moins fidèles à leur forme originelle
  • des danses populaires non traditionnelles, qui sont les danses de couples : valse, polka, scottish, mazurka…
  • des danses anciennes : branles de la Renaissance, contredanses…
  • des danses étrangères : cercle circassien, galopède, cochinchine…

Ce qui caractérise le folk, c’est qu’il a pour préoccupation essentielle le partage de la danse et le plaisir des danseurs, sans souci de mise en scène. Le trait essentiel du bal folk, c’est la complicité entre les musiciens et les danseurs.

Et ce qui saute aux yeux de ceux qui découvrent cette pratique à travers un bal folk, c’est la convivialité particulière de l’ambiance.

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