Le rond d’Argenton est originaire du Bas Berry.
Il fait partie des danses traditionnelles les plus anciennes, celles que l’on faisait en ronde et en chantant.

Il existe de très nombreux chants à danser qui ont été collectés dès le milieu du XIXème, au moment où la culture traditionnelle se mourait, et bien longtemps après.
On vous renvoie, si cela vous intéresse, à l’excellent « Livre des chansons à danser » édité par l’ ADP (Atelier de la Danse Populaire).

Plusieurs manières de danser le rond d’Argenton co-existent : on peut démarrer pied gauche à gauche, on peut passer le pied droit devant le pied gauche en faisant un petit saut…
Les mélodies règlent également les deux parties de la danse qui peuvent être selon les cas plus ou moins longues.

Nous avons fait le choix de vous présenter la version la plus commune et la plus simple.

 

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Sur le couplet, la ronde évolue vers la gauche :
PD devant PG, PG à gauche, PD derrière PG, PG à gauche, etc

Sur le refrain, les danseurs avancent de 4 pas vers le centre puis reculent de 4 pas, le tout 2 fois de suite.

 

La rose blanche

Rond d’Argenton recueilli par Emile Barbillat et Laurian Touraine. (Chansons populaires dans le Bas Berry-Châteauroux 1930).

 

Couplet

Meneur :
De bon matin me suis levée,
Plus matin que ma tante,
Répondeurs :
De bon matin me suis levée,
Plus matin que ma tante,
Meneur :
Dans mon jardin j’ai descendu
Cueillir la rose blanche

Refrain

Tous ensemble
N’aurai je pas tra la la,
Celui que mon cœur demande ?

N’aurai je pas tra la la,
Celui que mon cœur demande ?

Dans mon jardin j’ai descendu
Cueillir la rose blanche.

J’ n’en avais pas cueilli trois brins,
Que mon amant y entre.

Ah, il me dit bien doucement (variante)
Marions nous ensemble.

Tous mes parents le veulent bien
Il n’y a que ma tante.

Si ma tante ne veut pas,
Droit au couvent j’y entre.

Je porterai le voile blanc,
Et la robe traînante.

Le chapelet à mon côté,
Le bréviair’ dans ma mante.

Je prierai Dieu pour mes parents,
Le diable pour ma tante.

 

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Voici une illustration vivante, filmée à l’atelier débutants à la MJC de Lons le Saunier (atelier animé par Sylvie Huvier)

 

Que les danseuses et danseurs qui acceptent très gentiment
de se donner à voir soient infiniment remerciés.