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Stéphane Delicq était un diatoniste particulier: ce qu’il jouait n’était ni trad, ni folk c’était… comment dire… ça vous faisait danser, mais aussi rêver… ça vous remuait à l’intérieur… c’était un peu comme magique.
Il a quitté le monde des vivants le mercredi 3 février 2010. Nous lui dédions ces quelques lignes avec beaucoup d’émotion.

Petit monsieur à l’air de rien, assis sur une chaise, une jambe repliée, l’accordéon posé sur la cuisse, il emmenait danseurs et auditeurs dans un monde rempli de sensibilité et de douceur. Loin de la folie des cercles et autres mixers endiablés, il créait l’intimité sur le parquet, qu’il contienne 2 ou 200 personnes.

Si, comme le chantait Georges Brassens, il existe un paradis de l’accordéon, nul doute que Stéphane y a filé directement! Quelqu’un a écrit qu’il y ferait danser les étoiles… il leur fera battre le cœur aussi!

Stéphane Delicq n’est plus, mais sa musique, elle, reste bien vivante et continuera à nous faire danser et rêver.

Stéphane Delicq, filmé à Celeiros, Évora, Portugal, 2006

Christine Gabriele a écrit un poème à la mémoire de Stéphane Delicq, inspiré par sa valse Les amitiés

TOURBILLON

Tu prépares mon cœur à écouter
Doucement, sur la pointe des pieds.
Gentiment, tu m’invites à entrer,
Entrer dans la danse, sans y penser.

Tu me soulèves, m’enlèves, m’élèves
Avec toi, je vais tourbillonner;
Tourbillon de couleurs, de chaleur,
Entre tes mains je suis envoutée.

Je pourrais te suivre les yeux fermés,
Mon cœur, unisson de tes pensées
Tourne, tourne, je ne peux plus arrêter
Ce tourbillon de larmes salées.

Tout à coup, vers lui je suis poussée,
Et nos corps vibrent de tes pensées,
Autour de nous, tout s’est effacé
Et nous sommes un, nos yeux enlacés.

Tourne, tourne, je ne peux plus arrêter,
Tourbillon d’émotions partagées,
Je ne sais où tu veux m’emmener,
Valse, valse, je ne pourrai t’oublier.